L'avènement d'un meneur tricolore au sommet du basketball nord-américain
Lorsque Tony Parker débarque aux États-Unis à l'été 2001, les meneurs de jeu formés sur le continent européen font encore face à des doutes tenaces sur leur capacité physique à diriger une attaque outre-Atlantique. Sélectionné en vingt-huitième position par Gregg Popovich, le jeune joueur issu du Paris Basket Racing surmonte une séance d'essai initiale impitoyable pour gagner sa place dans l'effectif. Il s'impose rapidement dans le cinq de départ par une vitesse supersonique en transition et une finition chirurgicale près du cercle.
Sous la tunique noire et argentée des San Antonio Spurs, Parker devient bien plus qu'un simple gestionnaire d'attaque aux côtés de Tim Duncan et Manu Ginóbili. Il révolutionne la pénétration offensive grâce à son tir flottant signature, le fameux « teardrop », contraignant les défenses les plus physiques à modifier leurs rotations intérieures. Sa carrière légendaire constitue aujourd'hui la fondation sur laquelle repose l'admiration du public français pour la franchise texane avant le rendez-vous parisien de 2027.